L’article de la semaine.

Mes collègues de l’UREN (Nutritional Epidemiology Research Unit) de l’Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité, viennent de publier un article très intéressant.

Intitulé « Sociodemographic, lifestyle and dietary correlates of dietary supplement use in a large sample of French adults: results from the NutriNet-Santé cohort study », ils analysent la consommation des complémentaires alimentaires. Pourquoi en consomme-t-on ? Pour compenser une alimentation insuffisante ? Non ! « Pour lutter contre la fatigue »… Ah, quand je dis à mes étudiants de cerner les représentations des patients pour mieux communiquer avec eux.

Surtout, l’étude met en évidence que ceux qui consomment le plus de compléments alimentaires sont ceux qui en ont… le moins besoin. Évidemment ! Les progrès sanitaires ne profitent malheureusement pas à ceux qui en ont le plus besoin comme j’ai tenté de le faire remarquer à Guy Vallancien (@gvallancien) sur Twitter. Voilà pourquoi les inégalités de santé se creusent.

Un article à lire et qui ne manquera pas d’intéresser les historiens des comportements alimentaires comme Jean-Marc Albert (@jeanmarcalbert).

 

Abstract

Information on the determinants of dietary supplement (DS) use in France is largely lacking, especially in population subgroups such as smokers. Also, little is known about the role of health professionals in DS purchases. The aim of the present study was to describe DS use along with its sociodemographic, lifestyle and dietary correlates in a large sample of French adults (age 18+years) participating in the NutriNet-Santé cohort study. Data were collected by self-administered Internet questionnaires. Food intakes were assessed by 24 h dietary records. Data on DS use were available for 79 786 participants. Supplement users were compared with non-users by logistic regression. Current DS use at least three times/week was reported by 14·6 % of men and 28·1 % of women. Mg, and vitamins B6 and C were the most frequently consumed nutrients. DS were prescribed or recommended by a physician in 54·9 % of the cases. DS use was positively associated with knowledge of nutritional recommendations and organic product consumption, following a healthier diet and lifestyle (non-smoker, moderate leisure-time physical activity). Current smokers used less DS than did non-smokers, but their DS consumption was substantial (19·0 %) and they were more likely to self-medicate. The present study provides updated and detailed information on DS use determinants in a large French cohort, including a focus on smokers, for whom the long-term effects of DS use are poorly documented and could represent a risk. These findings pave the way for future aetiological studies.

Pouchieu C, Andreeva VA, Péneau S, Kesse-Guyot E, Lassale C, Hercberg S, Touvier M.

Br J Nutr. 2013 Feb 22:1-12.

http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&aid=8844621

 

A très bientôt et d’ici-là prenez soin de vous et portez-vous bien !

Maxime GIGNON.

 

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