Un vaccin contre le cancer.

Nous avons à notre disposition un vaccin contre un cancer ! Le cancer du col de l’utérus. C’est une opportunité encore rare de pouvoir se protéger d’un cancer comme on se vaccine contre la grippe, la rougeole ou la coqueluche. Alors, pourquoi ne pas l’utiliser ?

Le cancer du col de l’utérus est un cancer qui est en partie évitable car il est du a un virus que l’on appelle papillomavirus (HPV). Ce virus se transmet donc comme le virus de la grippe, se transmet d’un individu à l’autre. Or dans le cas de l’HPV, la transmission se fait lors des rapports sexuelles. Ce virus va contaminer les cellules du col de l’utérus et sera à l’origine, plusieurs années plus tard, du développement du cancer du col. En se vaccinant, notre organisme lutte contre le virus dès qu’il le rencontre et évite ainsi le développement du cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi le vaccin sera d’autant plus efficace que les jeunes filles n’auront pas encore été infectées par les papillomavirus ciblés par la vaccination. Cependant la vaccination peut désormais être pratiqué quel que soit l’activité sexuelle des jeunes femmes.

En Picardie, en 2011, le Pr. Olivier GANRY, pointait déjà que les jeunes picardes n’étaient que trop peu vaccinées.

Seulement 16 % des jeunes filles ont débuté la vaccination. Et 7 % l’ont fait correctement. Ce taux est deux fois moindre qu’en Nord-pas-de-Calais.

« Papillomavirus : « Les jeunes Picardes pas assez vaccinées » » Courrier Picard, 30 mai 2011

En France, la couverture vaccinale, c’est à dire la proportion de jeunes filles vaccinées contre ce papillomavirus, reste faible par rapport à d’autres pays. Le Royaume-Uni et l’Australie ont mis en œuvre une politique de vaccination des jeunes filles dans les écoles permettant ainsi d’atteindre un haut niveau de vaccination… Peut-être une piste en donnant les moyens aux services de santé scolaire.

L’enjeu est important pour la santé des femmes ! C’est pourquoi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) vient de publier de nouvelles recommandations pour cette vaccination.

Il est donc recommandé que  :

  • la vaccination des jeunes filles contre le papillomavirus (HPV) puisse être pratiquée entre les âges de 11 et 14 ans
  1. pour initier la vaccination de celles qui ne l’auraient pas encore faite avec une possibilité de co-administration avec un autre vaccin : vaccin tétravalent diphtérie-tétanos-coqueluche-polio, vaccin hépatite B
  2. ou pour compléter un schéma incomplet et notamment pour administrer la 3e dose de vaccin à celles qui ne l’auraient pas encore reçue
  • l’âge de rattrapage soit limité à 20 ans.

 

En résumé :

  • Si vous êtes un jeune fille entre 11 et 14 ans, que votre fille a entre 11 et 14 ans, ou que en tant que médecin vous avez une patiente qui a entre 11 et 14 ans, quelque soit son activité sexuelle, réfléchissez à la vaccination contre le  papillomavirus (HPV).
  • En cas de schéma vaccinal incomplet, un rattrapage peut être fait jusqu’à l’âge de 20 ans.

PARLEZ-EN A VOTRE MÉDECIN !

 

Pour en savoir plus :

Consulter l’avis du HCSP

 

A très bientôt et d’ici-là prenez soin de vous et portez-vous bien !

Maxime GIGNON.

 

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